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Naturopathie: comment bien associer les aliments en utilisant les combinaisons alimentaires

On entend partout qu’il faut manger équilibré, consommer 5 fruits et légumes par jour, éviter de manger trop de sucre, trop de sel ou trop gras, boire régulièrement de l’eau, faire du sport… mais porte-t-on attention aux combinaisons alimentaires ?

Associer nos aliments de la bonne manière est tout aussi important que de manger sainement et de varier les nutriments. Cela nous permet, notamment, de mieux assimiler les vitamines et minéraux que contiennent les aliments qui composent nos assiettes, mais aussi de mieux digérer. En effet, de très nombreuses personnes souffrent de troubles digestifs (ballonnements, fatigue en fin de repas, sensation de lourdeur…) qui pourraient être éliminés si elles accordaient plus d’importance à l’association des aliments qu’elles consomment.

Le but des combinaisons alimentaires

Le principal but recherché par les personnes intéressées par les combinaisons alimentaires est d’avoir la meilleure digestion possible. Généralement dus à de mauvaises associations d’aliments, les troubles digestifs provoquent des fermentations et des putréfactions intestinales pouvant être à l’origine de nombreuses maladies.

Pour faire de bonnes combinaisons, il ne faut pas omettre que les familles alimentaires que sont les farineux, amidons, protéines fruits et légumes se digèrent difficilement. C’est principalement dû au fait que la durée de digestion varie entre chaque catégorie, que le degré d’acidité n’est pas le même pour tous les ingrédients, mais aussi que le lieu de digestion est différent. Les enzymes ne s’occupent donc pas de la même manière de tous les aliments.

Si on prend l’exemple de la pepsine qui se trouve dans notre estomac, elle sert à réduire les protéines en peptides, il lui faut donc un milieu acide. Quand à la ptyaline, elle se trouve dans notre salive et sert à dégrader en partie les amidons, elle a donc besoin d’un milieu alcalin.

Ainsi, nous pouvons constater que la digestion de la viande et des céréales lors d’un même repas se fait différemment.

Les combinaisons alimentaires à éviter

Voici quelques recommandations émises par l’hygiéniste Herbert M Shelton afin de faciliter la digestion des aliments :

Comme nous le disions précédemment, il vaut mieux éviter de consommer des acides et des amidons au même repas. 

On recommande de consommer les aliments protéiques, comme la viande par exemple et les amidons également à des repas séparés. Les protéines et les acides ne font pas bon ménage non plus. Il est donc préférable ne pas les consommer en même temps.

Aussi, consommer plus d’un aliment contenant une protéine concentrée lors d’un même repas n’est pas non conseillé.

Par ailleurs, on préconise également de consommer des corps gras et les protéines à des repas séparés, tout comme les sucres et les protéines, l’amidon de les sucres…

Enfin, les melons et le lait se consomment seuls et la consommation de desserts limitée à quelques exceptions.

Bien que ces recommandations données par Herbert M Shelton furent fortement controversées du fait d’une dissociation telle des aliments qu’on parle presque d’une monodiète, elles représentent des données intéressantes. Cependant, ne pas consommer certains aliments lors du même repas ne veut pas dire ne pas en consommer du tout.

Quelques bonnes combinaisons alimentaires à intégrer dans son alimentation

En se basant sur les travaux d’Herbert M Shelton et sur ce que l’on connaît de la composition des aliments, voici des idées de plats qui sont favorables à une bonne digestion et qui respectent les combinaisons alimentaires bonnes pour l’organisme.

On recommandera d’accompagner le poisson avec des pommes de terre ou des haricots par exemple, au lieu du traditionnel riz. En effet, le poisson étant une protéine forte et le riz un farineux fort. L’association de ces deux aliments ne permettent pas de favoriser une bonne digestion. Cependant, le riz et les lentilles se marient parfaitement ensemble et constituent un bon apport en fer.

Avec de la viande, qu’elle soit à chair blanche ou rouge, on peut par exemple consommer du potiron ou de la patate douce. Ces deux aliments étant des amidons faibles, ils assureront une digestion correcte.

Côté protéines végétales, le soja, le tempeh et le tofu s’accompagnent facilement accompagnés de riz, de pâtes ou encore de blé. 

On recommande également de consommer les fruits crus à l’écart des repas. Comme ils se digèrent rapidement il vaut mieux éviter de les consommer en fin de repas car ils de stagneront dans l’estomac plusieurs heures. D’ailleurs, il est possible d’associer les fruits et les laitages tels que les fromages frais ou les yaourt végétaux du moment qu’ils ne sont pas consommés en fin de repas.

Les légumes, crus et cuits, sont quant à eux consommables avec tout (à l’exception du melon et de la pastèque). 

Un menu type

  • Le matin : un laitage avec des fruits, par exemple fromage blanc et banane, accompagné d’un thé vert.
  • Le midi : Carottes râpées, colin avec purée de pomme de terre.
  • Le soir : Concombre à la menthe en entrée et couscous végétarien en plat principal.

Ce qu’il faut retenir des combinaisons alimentaires

Il faut au maximum éviter l’association entre les protéines “fortes” (poisson, viande, fruits de mer, oeuf…) et les farineux “forts” (pâtes, riz, pain, blé…). Et pareillement, favoriser les combinaison protéines fortes – amidons faibles ou protéines faibles – farineux forts.

Les portions sont aussi un élément à prendre en compte dans notre alimentation quotidienne. Une consommation trop excessive d’une certaines catégories d’aliments peut entraîner de gros soucis au niveau intestinal et digestif. Même de manière plus générale, trop manger au point d’avoir le ventre gonflé n’est pas une bonne idée. Il vaut mieux laisser des restes que de se forcer à finir son assiette et risquer de mettre en péril notre santé.

Il est donc nécessaire et important pour notre bien-être intestinal de s’inspirer des travaux d’Herbert M Shelton sans pour autant rentrer dans des extrêmes et risquer de développer des carences.

Accordez-vous une attention particulière à l’association de vos aliments ?